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Si les alur ne reprennent pas le flambeau…

En tant qu’alur, voyons plus grand et arrêtons de nous contenter des muziris. Pourquoi ne pourrions-nous pas manger tout ce que nous offre notre terroir et surtout dans la paix et la prospérité ? Pour cela, nous devons déployer des efforts comme l’ont consenti nos parents et nos aïeux.

LAM est un cadre où nous devons développer des projets visionnaires pour les alur du Congo. L’agroalimentaire, l’élevage, la pêche, la chasse, le tourisme, l’enseignement et les mines sont des secteurs que nous laissons envahir par des étrangers. Pourtant, avec un peu de travail, nous pouvons rapidement surprendre le monde en développant nous-mêmes nos industries dans ces secteurs. J’ai proposé que nous construisions 92 locaux de 6×8 m² à Jupugulo pour notre premier Centre de Nouvelles Technologies de l’Information et des Communications. Certains d’entre nous, mus par la jalousie ou enfermés dans la paresse ou l’ignorance, ont littéralement saboté le projet. Celui-ci est pourtant une préparation stratégique pour l’érection de 3 usines, 100% alur dans notre terroir : de l’électronique, de l’informatique et des télécommunications. Qui n’en sera pas fier le jour où se projet se réalisera, Dieu voulant ?

Levons-nous donc et soutenons, engageons-nous dans les nombreux projets alur qui font tenir non seulement notre territoire de Mahagi, mais aussi le reste de toute notre province de l’Ituri et la République Démocratique du Congo où nous nous retrouvons être. Cela dit, si les alur ne reprennent pas le flambeau dans l’Ituri, pour proposer et indiquer le chemin, sachez que Mahagi dans son ensemble et l’Ituri tout entière n’avanceront pas plus loin ; sinon, pas plus vite.

En politique, ce ne sont pas les discours qui comptent le plus. Ce sont les réalisations qui gagnent durablement les cœurs des citoyens. Rentrer chez nous, construire nos villages dans une logique de développement intégral et endogène, réveillera l’amour propre des autres territoires ituriens et les incitera à travailler plus. L’Ituri avancera alors plus vite vers la paix et la prospérité qui devraient être siennes – moyennant la solution propre du séculaire conflit qui divise nilotes et soudanais depuis la nuit des temps. Cette solution est possible ; parce que deux peuples pesants, un de part et d’autre, savent comment se parler sincèrement et quitter le cercle vicieux de l’hypocrisie dans lequel nous engagent certains alliés politiquement encore mal préparés à cause de immixtion de nos ennemis, étrangers à notre culture iturienne et désireux de nous voir rester sous leurs jougs.

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